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Le Gard
Vacances Tourisme et Hébergements
Nîmes Vacances, tourisme et hébergements
Patrimoine Religieux
La basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor
Cet édifice roman du XIIe siècle flanqué d'une tour massive d'environ 40 mètres, a subi les assauts des guerres de religion. Seules la tour nord et les six premières scènes de la frise sculptée sur le large fronton de la façade appartiennent à l'édifice d'origine. L'église a été reconstruite à deux reprises au XVIIe siècle.
L'intérieur a été entièrement remanié à la fin du XIXe siècle par l'architecte diocésain Henri Antoine Révoil qui restaura également, entre autres, l'amphithéâtre romain ou encore la cathédrale de Montpellier. On remarquera cependant la chapelle du Rosaire, très bel exemple d'architecture religieuse baroque du XVIIe, un sarcophage paléochrétien intégré dans l'autel d'une chapelle latérale et, bien sûr, la frise du grand fronton de la façade extérieure, chef-d'œuvre de sculpture de l'art roman, en partie restaurée au XVIIe, inspirée elle aussi des représentations antiques. Elle est élevée au rang de basilique depuis 1882 . La hauteur des voutes de la nef atteint 20 mètres .
Place aux herbes
L'église Saint-Paul
Église de style néo-roman, exceptionnelle par la qualité de sa réalisation par l'architecte Charles-Auguste Questel (1835-1849), classée d'ailleurs MH dès le début du XXe siècle. Possède un puissant clocher s'élevant à 62 mètres à la croisée du transept de la nef formant une coupole sur trompes. La façade Est, à 3 porches, s'inspire des portails de Saint -Trophime d'Arles et de ceux de l'ancienne abbatiale de Saint-Gilles. Abîmée par le temps, elle nécessiterait une campagne de restauration. Le clocher, quant à lui, à deux étages d'arcades, reprend le modèle de Saint Honorat des Alyscamps d'Arles tout en y ayant adjoint une haute flèche. Admirer également le chevet avec son abside semi-circulaire encadrée par deux absidioles dont l'ensemble forme, avec les toitures, jusqu'au clocher, une élévation à multiples décrochements particulièrement réussie. On notera enfin que Saint-Paul de Nîmes est le premier projet d'église néo-romane présenté en France au XIXe siècle et qu'il s'agit d'un édifice majeur de ce siècle tant décrié. La hauteur des voutes de la nef centrale atteint 18 mètres .
L'église Sainte-Perpétue-et-Félicité
Édifice représentatif du mouvement l'éclectique, à tendance néogothique, style de rigueur sous le Second Empire. Cette église fut édifiée entre 1854 et 1865 sur les plans de l'architecte Léon Feuchère et sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. La hauteur des voûtes intérieures sur croisées d'ogives est de 20 mètres et l'édifice intérieur , pouvant contenir 1200 personnes , mesure 45 mètres de long par 20 mètres de large. La disposition générale de sa façade occidentale ainsi que son haut clocher ne sont pas sans rappeler l'architecture de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes construite 15 ans plus tard. L'église renferme une très belle pietà en marbre du XVIIe siècle.
Nota : Sainte Perpétue et Sainte Félicité sont deux martyres suppliciées dans l’arène en 203 à Carthage. Nîmes est la seule ville de France qui possède une église où sont honorées les deux saintes. On ne sait pas vraiment par quel cheminement le culte de ces martyres nord-africaines est arrivé jusqu’à Nîmes. Son clocher, le plus haut de la ville, s'élance à 70 mètres au-dessus de l'Esplanade au niveau de la grande croix en fer. Cette façade et son clocher mériteraient, cependant, une sérieuse restauration (pierres éclatées ou rongées et purges successives afin d'éviter les chutes de pierres...)
L'église Saint-Baudile
Il s'agit là d'une imitation des cathédrales gothiques du nord de la France, aux décors assez plats et froids (c'est un peu "l'antithèse" de l'église Saint-Paul). Elle fut réalisée entre 1867 et 1877 en pierre de Beaucaire et possède deux clochers surmontés de hautes flèches. L'église Saint-Baudile fut construite sur les plans de l'architecte bordelais Mondet, au détriment du très intéressant projet romano-byzantin avec coupole d'Henri-Jacques Espérandieu. L'intérieur est bien mieux réussi, avec mosaïques des fonts baptismaux et ensemble très riche de vitraux de belle qualité exécutés par les ateliers Édouard Didron. Elle est la plus spacieuse église de Nîmes. Longueur de la nef : 65 m ; largeur au transept: 30 m ; hauteur sous voûtes, 20 mètres, hauteur des flèches : une cinquantaine de mètres. Les visiteurs pensent d'ailleurs souvent qu'il s'agit de la cathédrale car il s'agit de la plus vaste église de Nîmes ... Comme pour l'église Sainte-Perpétue, le monument nécessiterait une importante campagne de restauration...
L'église Saint-Charles
(XVIIIe et XIXe siècles)-
Sa façade sévère donne sur le boulevard Gambetta et est surmontée d'un vaste fronton triangulaire de style néoclassique, avec pilastres et sculpture d'une coquille Saint-Jacques au dessus de la fenêtre. On notera que l'édifice est très peu mis en valeur. La hauteur de ses voutes s'élève cependant à 19 mètres .
La chapelle Sainte-Eugénie
Il s'agit de la plus ancienne église de Nîmes, romane à l'origine. Sa façade (beaucoup plus haute que l'église elle-même) est un trompe-l'œil de style néo-roman réalisé par des maitres cimentiers marseillais spécialistes en la matière à la fin du XIXe siècle. L'intérieur présente un plan très irrégulier et conserve une partie de son voûtement gothique, nombreux tombeaux médiévaux à même le sol, étonnant et monumental retable en bois et maître-autel de style néogothique.
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