LozèreGorges du Tarn - Margeride-Aubrac - Mende - Mont-Lozère |
Du XIVe siècle où l'on pourra apprécier les diverses statues de bois et de pierre des XIIe et XVe siècles, sans oublier la céramique retraçant la vie de Sainte-Énimie.
Sainte-Enimie
L'église Saint-Pierre fut édifiée en 1663 par l'ordre des Jésuites à la demande de Cohon, évêque de Nîmes, qui cherchait à rétablir le culte catholique à Meyrueis. Elle est bâti sur l'emplacement d'une autre église de style roman, détruite pendant les guerres de religion du XVIe siècle. Certaines des pierres du vieux château détruit en 1632 auraient été utilisées pour sa construction. Ce sanctuaire est typique des églises de la Contre-Réforme catholique : vaste nef propice à la prédication, chapelles latérales (N.-D. du Rosaire et Saint-Joseph) donnant directement sur la nef centrale (et donc l'assemblée), chœur surélevé et aussi large que la nef de façon à être vu de tous les coins de l'église et à assurer la solennité des cérémonies. Saint-Pierre fut agrandie en 1857 par l'adjonction d'un chevet pentagonal de vastes proportions, de deux chapelles latérales supplémentaires (chapelles Saint-Roch et N.-D. de Bon Secours) et d'une tribune. À l'extérieur, la façade présente pour tout décor, un grand portail à pilastres sommé d'un tympan en courbe, surmonté d'un simple occulus. Un fronton triangulaire couronne l'ensemble, conférant à cette façade une austère beauté typique des Jésuites. Un haut clocher, affublé en 1848 d'une flèche pyramidale en ardoise disproportionnée, en remplacement d'un toit en terrasse à balustrade, est accolé au sud de l'édifice. Il sert de transition avec l'ancien prieuré jouxtant le sanctuaire.
Meyrueis
Cet édifice, constituant un élément important de l'architecture protestante en Languedoc-Roussillon, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 24 septembre 2008.
Edifié entre 1837 et 1842, se présente comme une vaste rotonde octogonale, couverte d'un toit de lauzes à huit pans, précédée d'un parvis couvert et surmontée d'un petit clocher en arcade. À l'intérieur, l'espace pouvant accueillir 500 fidèles se répartit en un octogone couvert d'une coupole côtelée en lambris, circonscrit par une galerie à deux étages superposés, ajourée de larges fenêtres en plein centre. De puissants piliers en bois soutiennent la coupole qui culmine à 18 mètres de hauteur. Les lignes sobres et élancées, les proportions équilibrées des volumes confèrent à l'ensemble une impression de belle harmonie. L'utilisation massive du bois procure à ce temple une excellente acoustique, qui est d'ailleurs recherchée par les artistes qui s'y produisent chaque année lors de concerts estivaux.
Comme dans tous les lieux de culte protestants, l'intérieur est très sobre. L'espace s'organise en hémicycle, centré sur une chaire monumentale en bois de noyer, fixée sur l'un des murs face à l'entrée principale et dominant le pupitre du chantre.
Meyrueis
Romane* 12ème, remaniée 17ème : nef voûtée à 4 travées, 2 chapelles voûtées en berceau, abside en cul-de-four, fresque* représentant le martyre de Saint-Laurent 13ème ou 14ème, chevet à 5 pans, clocher carré.
Hures-la-Parade